Et après ?…

Ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de moi. Entamons donc ce moment narcissique d’auto-flagelation sur la place publique.

Je suis actuellement graphiste freelance. Après une année 2009 de merde, 2010 reprend du poil de la bite. Quelques nouveaux clients cette année me redonnent un peu confiance en mon business. Quelques autres contacts aussi permettent de garnir un peu mon carnet d’adresses.

Je suis graphiste, ni chef d’entreprise, ni commercial, ni même comptable ; J’ai un peu de mal à me vendre, à relancer les clients, etc. Ce n’est pas ma formation et je n’en tire aucune satisfaction, je suis nul. Le seul problème, c’est qu’en temps que freelance, l’adminstratif et le commercial représentent quasiment la moitié du temps passé. En gros, je ne prends pas mon pied. Enfin, pas la moitié du temps.

Il y a quelques temps, un ancien collègue ma contacté parce que lui aussi n’aime pas sa situation actuelle. Il en a marre de faire le chef de studio, il aimerait se reconvertir en commercial et m’a proposé ses services. Ce serait idéal un commercial comme lui, connaissant les métiers de création et ne vendant pas n’importe quoi au client. En plus, ça me trotte dans la tête depuis quelques temps de voir plus grand. Surtout que j’ai des amis et contacts avec qui je veux bosser depuis des années. Et je trouve qu’on crée mieux à plusieurs (je suis verni en freelance…). Des envies d’atelier créatif qui devrait résonner chez certaines personnes…

Mais qu’en faire ? Monter un boîte ? En étant associés ? Pas sûr que ça me plaise. Toutes les associations que j’ai vu jusqu’à maintenant se barre en peau de couille tôt ou tard. Il faut un boss, forcément. Mais qui ? Comment ? Quelle serait l’évolution possible ? À court ou à moyen terme ? Quel financement ? Quelle point de départ ?

Tant de questions…

My tailor isn’t rich anymore

London

Ça y est, je suis fixé sur mon super entretien. Comment tourner ça… en septembre, nous déménagerons sans doute au pays du cricket et des roast dinners, la patrie de Shakespeare et de Maurice Moss. There you have it, I know the results of my job interview. Let’s put it this way: in September, we’ll certainly be moving to the land of cricket and roast dinners,
the country where Shakespeare lived and Maurice Moss still does.
La seule chose, c’est que pour la première fois je vais être baigné dans un environnement qui ne parle qu’anglais. Je pense que ça va me prendre quelques temps pour être confortable et comprendre la plupart de ce qu’on me dit. Je ferais bien de m’entrainer : je vais me mettre Life On Mars et Ashes to Ashes en boucle ! For the first time, I’m going to be surrounded by English speaking people all the time. I know I can cope, but it’s going to take me a while to fully
understand everything. Better get practicing, i’ll start by watching Life On Mars and Ashes to Ashes over and over!


Édition du 17 juin 2009 (bonne fête…) » Les astres ne semblent pas être alignés correctement ou alors Mr. Malinois a fait des incantations vaudous, mais voilà, je suis au regret de vous annoncer que le départ pour Londres est annulé jusqu’à nouvel ordre. C’est une longue histoire, mais pour faire court, ce n’est finalement pas un aussi bon moment qu’on le pensait.

J’ai plus qu’à trouver un nouveau job histoire de renflouer un peu les caisses avant un hypothétique départ, un jour…

Désolé pour la fausse joie. Ça ne m’empêchera pas de regarder Ashes to Ashes cela dit.

Quitte à se barrer…

… autant aller ailleurs, non ?

Les affaires ne sont pas au top, notre futur lieu de vie est toujours aussi incertain. Pourquoi ne pas profiter d’avoir encore un peu d’argent en réserve et tenter notre chance à l’étranger ? C’est le bon moment, avant d’avoir des gosses, non ?

Londres à la nage Sans aucune surprise pour les réguliers, on est tenté par Londres. Je peux toujours aller bosser pour la succursale londonienne de l’agence où j’ai fait mes armes à Paris. Ça me permettrait de parfaire mon anglais avant d’éventuellement trouver un poste fixe.

Je dois avouer, ça fait assez peur, mais c’est assez tentant. Est-ce une bonne idée ou juste un leurre ? Aurais-je le courage ? En même temps, ce n’est pas si risqué, on peut toujours revenir en France si jamais ça se barre en couille là-bas. Je suis émoustillé et pétrifié rien qu’à l’idée.

Je n’aime plus mon taf

Rupture Je dois bien l’avouer, j’ai un peu les boules. Je me rends compte que je n’aime plus mon travail. Je pense que c’est assez commun de ressentir ça, mais le fait d’avoir toujours essayé de faire le métier qui me plaisait, me trouble grandement.

Pour faire rapide, je suis graphiste/illustrateur de formation, mais depuis bientôt cinq ans, je fais surtout de la formation sur les logiciels de PAO (ça paie bien et les journées sont courtes (kobain)). Il y a bientôt 10 mois, je suis passé graphiste indépendant pour retrouver ma passion qui a toujours été la création. Or ça ne me fait plus bander.

Où est passé l’époque où je me démenais face aux directeurs de créations et commerciaux pour défendre mes réalisations, où je pondais l’Idée en plein brainstorming alors que j’étais le newbie, où je me réveillais la nuit avec le concept qui séduirait le client (parfois c’était aux chiottes que ça me venait !), où je passais des heures à peaufiner un détail, à réaliser l’irréalisable alors que le client menaçait de se barrer s’il ne l’avait pas… C’est pour toutes ces raison que j’ai choisi de revenir à mes sources presque 5 ans après, mais j’ai beau essayer, toutes ces choses ne me font plus vibrer.

Est-ce parce qu’aujourd’hui je maîtrise toute la chaîne (en étant à la fois directeur de création et exécutant) ? Est-ce parce que je ne vois plus personne, à part mon iMac ? Est-ce que je ne me sens bien qu’au sein d’une équipe ? Suis-je prêt à retourner me confronter avec des gens qui vendent des choses avec lesquels je ne suis pas forcément en adéquation (pourtant un de mes projets du moment est tout ce que j’aime : le site web d’un studio de création musicale) ? Est-ce vraiment parce que je veux passer à autre chose ? Et si oui, à quoi ?

Il faut dire que je fourmille d’idées et que je n’ai généralement ni le temps, ni la patience de m’y atteler. Je trouve que je passe trop de temps face à un ordinateur et en même temps, j’ai du mal à m’en défaire, que ce soit pour le taf ou pour la vie privée. Et j’en viens, comme beaucoup à espérer gagner au Loto… Quelle connerie !

Je pensais que ce n’était une petite déprime passagère, mais si c’est le cas, elle perdure drôlement…

PS : j’avais essayé Rock Star pendant un temps aussi, mais ça n’a pas marché comme j’aurais voulu ! 😉

Kokoya !

Kokoya - Un excellent «vrai» petit japonais familial. Merci à Alex qui m’a fait découvrir un excellent petit (très petit) resto japonais. Il s’appelle Kokoya, il est tenu par de vrais japonais (ils sont super gentils en plus), il y a 10 places assises (mais on peut emporter) et c’est tellement meilleur que tous les resto japonais pas tenus par des japonais.

C’est une cuisine simple et familiale. D’ailleurs Kokoya veut dire «ici» en japonais. Je recommande le bento pour midi : un plat du jour qui change constamment, accompagné de quelques sashimi et légumes. Jamais le chirashi n’a été si bon (c’est même un barachirashi, où les morceaux de poisson ont été marinés dans une petite sauce au préalable). En plus ce n’est pas plus cher que les faux-japonais.

Et le soir, ils prennent les meilleurs morceaux des poissons pour leurs plats (d’où un prix un peu plus élevé).

[mise à jour juillet 2010] Suite à la revente du restaurant (qui malheureusement n’arrive pas à la cheville des anciens propriétaires…), ils ont rouvert une adresse, plus grande et complètement pas dans le même quartier. C’est du côté de Montparnasse (15e) et cela s’appelle Kitokito. Et c’est toujours aussi bon !

J’ai rencontré un fan…

…pas de moi, mais — pour le plus grand plaisir de Mr. Malinois — de Nerdz !

Le cast de Nerdz

Nerdz est une petite série qui passe sur NoLife (dispo sur les box ADSL), jeune petite chaîne à l’audience ultra ciblée (les nolifes !). Du coup, ça reste assez confidentiel. Alors, lorsqu’au détour d’une conversation sur Mario Kart, un stagiaire à mon boulot me glisse une allusion à Nerdz, ma surprise-surprise fut complète !

Et ce stagiaire me raconte qu’il est fan, qu’il passe son temps avec ses potes à ressortir les dialogues, qu’ils ont même en projet de faire un spin-off amateur où ils seraient les voisins des Nerdz,… Étonnant.

Du coup, je me la suis pété en lui disant que je connaissais Jérôme (le nom du personnage incarné comme un ongle par Mr. Malinois) ; il en pleurait presque, me demandant s’il pouvait le rencontrer.

De toute façon, je pense qu’il sera présent à la prochaine dédicace du cast pour la promotion du DVD. 😉

À ce propos, merci à mademoiselle Cococherry pour m’avoir fait découvrir Nerdz et pour m’avoir introduit — en tout bien, tout honneur — à Mr. Malinois.

The IT Crowd

2006/2008 | 3 saisons, 18 épisodes (en production)
★★★★★

The IT Crowd Il y a des trucs ressemble tellement à notre quotidien. La BD Dilbert nous rappelait la vie de bureau. The IT Crowd me le rappelle encore plus… en version sitcom (tourné réellement en public, donc avec les rires qui vont avec).

Moss, Jen et Roy - Les protagonistes de The IT Crowd

C’est l’histoire d’un département informatique dans une compagnie anglaise. Roy et Moss sont deux informaticiens, geek de surcroît, qui à eux deux recouvrent tous les clichés qu’on peut avoir : le geek crado (Roy) et le nerd hyper-technique binoclard (Moss). Du jour au lendemain, ils se voient affublés d’une directrice de l’informatique (Jen, femme de surcroît) qui s’y connaît super bien en ordinateur («Je sais écrire un e-mail, envoyer un e-mail, recevoir un e-mail, effacer un e-mail,…»).

De là vont naître des situations ubuesques, farfelues et absurdes, avec quiproquos en pagaille, leur patron excentrique et déjanté, leur société qui n’en a que faire du service informatique et pléthore de personnages bizarres et décalés.

On rit. Beaucoup. Tout le temps. C’est débile, mais ça fait rire. Je crois que c’est devenu mon sitcom préféré. Les droits ont été achetés par Canal+, mais je ne crois pas qu’ils aient tout diffusé.

Histoire que je ne sois pas le seul à le fredonner, le générique est assez entêtant et finalement très addictif…

Roy (chantant) : We don’t need no education…
Moss : Yes you do: you’ve just used a double negative.

Et n’oubliez pas qu’en cas d’urgence, vous pouvez appeler le 0118-999-881-999-119-725… 3

Autres regardages

La Journée de la Glande

C’est Marjorie qui m’a prévenu que c’était aujourd’hui !

Je sais ce qu’il me reste à faire de ma journée…

(PS : J’aurais su, je n’aurais pas fait tout ces posts depuis ce matin !)

Le joyeux inconnu du matin

Parfois, le matin, on n’a pas envie. On fait semblant de ne pas entendre le réveil pour grappiller encore quelques minutes de chaleur résiduelle de la couette. On traîne jusqu’à la salle de bain parce qu’on sait que la douche va nous réveiller. On beurre les tranches de pain sans trop y croire et on racle la fin du pot de confiture parce qu’on a oublié d’en acheter la dernière fois. On prend les premières fringues qui viennent sur l’étendoir (ce sera ça de moins à ranger…). On sort de chez soi en sortant le sac poubelle et, avec un peu de chance, le chat du voisin s’est servi allègrement dedans et on ne s’en rend compte que quand le contenu se dissémine sur le chemin vers les poubelles. Et comble du comble, on a oublié d’éteindre son iPod la veille et il rend l’âme au bout de 5 mètres…

Le temps n’est pas à la joie et le chemin jusqu’au boulot va sembler long, à l’instar de la journée elle-même.

TigrouEt c’est là, sur le chemin vers le RER, qu’on croise un homme marchant à pas volontaires et enjoués, avec les yeux rieurs et le sourire vrai, les bras se balançant avec détermination et les joues rougies par la température matinale. Chacun de ses pas est bondissant et il fait vraiment penser à un Tigrou en parka rouge, mais qui ne fait pas «Ouhouhouh !» (mais limite !).

Et là, on se sent plus léger. On oublie qu’on voulait empaler le chat chipeur. On a complètement zappé que quelque instants auparavant, on faisait durer les minutes. On se dit que la vie n’est pas si moche et ça met du baume au cœur. C’est con, mais c’est exactement ce qui se passe.

Merci cher inconnu de croiser ma route certains matins. Merci à toi de répandre ton sourire dans la rue. Le seul problème, c’est que les matins où je ne te croise pas, ce n’est pas vraiment pareil.